Tout simple

« Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. » (Jacques Rouxel, 1931-2004). Simple vient, au 12e siècle, du latin simplex, littéralement « plié une fois », qui signifie « formé d’un seul élément », « seul », « isolé », et, au figuré, « pur, ingénu, naturel. » D’une racine indoeuropéenne sem- désignant l’unité et exprimant l’identité. Valeurs reprises et élargies en français. En parlant d’une personne ou de son comportement, il décrit quelqu’un qui agit avec droiture, honnêteté naturelle : homme simple, caractère simple, gestes simples. Qui manifeste peu de culture, de finesse ou de subtilité, qui se laisse facilement tromper : simple…

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Marge d’erreur

« L’homme est-il une erreur de Dieu ou Dieu une erreur de l’homme? » (Friedrich Nietzsche, 1844-1900). Erreur vient du latin error « tromperie », dérivé du verbe errare au sens figuré d’ « errer, se méprendre ». L’anglais, le provençal, le catalan et l’espagnol conservent la forme latine; l’italien adopte errore. En français du siècle romantique, par référence à errer, il signifie aller sans direction précise : « Au bord du lac, ils viennent en cadence. Entrelacer les erreurs de leur danse. Et prolonger d’invisibles concerts. » (Élie Paul François Fé de Barqueville, extrait du poème La Belle au…

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À fleur de peau

« Seule la peau sépare l’amour de l’amitié. C’est mince. » (Éric Emmanuel Schmitt). Peau, au 12e siècle, est d’abord orthographié pel au singulier, pels, peals, peaus au pluriel. Du latin populaire pellis « peau d’animal », « fourrure », « cuir », « parchemin », qui supplante le latin classique cutis, étymon qui formera cutané. En français, le mot désigne la membrane résistante, étanche, lavable, élastique qui recouvre le corps des humains et des animaux. Formée du derme en profondeur, richement innervé et vascularisé. Et de l’épiderme en surface, qui joue un rôle de protection des organes et des tissus…

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Clins d’oeil 6-10

Au Moyen âge, damoiseau désigne un gentilhomme qui n’est pas encore chevalier, puis, par ironie, un jeune homme empressé et galant, surtout envers les damoiselles, forme archaïque de demoiselle, jeune fille de noble condition, puis, de nos jours, jeune femme célibataire. Garçon qualifie un jeune homme de basse condition et, depuis la Renaissance, un employé subalterne, généralement dans l’hôtellerie. Son féminin garce est pratiquement sorti d’usage au sens de « jeune fille », ne revêtant aujourd’hui que la valeur de femme de mauvaise vie ou désagréable. Désamour s’est employé du 13e au 17esiècles…

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Guide de voyage

« Je respons ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sçay bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cerche. » (Montaigne, Essais, 1580) La marche à pied, la charrette, l’auto, la gare et plus tard l’aéroport, constituent, pour les nomades sédentarisés de force, des plates-formes pour se rendre ailleurs, le voyage conduisant à la découverte du monde en passant par la découverte de soi. Le mot vient du latin viaticum, « ce qui sert à faire la route », dérivé de via « voie, chemin. » En…

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