Trou de beigne

Beigne est d’origine préromane et remonte à la base celtique de bu(n)nia « souche d’arbre ».

Attesté au début du 17e siècle, le mot commence par désigner une bosse à la tête et, par métonymie, le coup provoquant cette enflure. Ce sens de « coup, gifle » s’est répandu au 20e siècle dans l’argot parisien.

Au Québec, un beigne est une pâtisserie généralement en forme d’anneau, faite d’une pâte sucrée frite. Par analogie, il désigne un anneau de caoutchouc à usage thérapeutique, une sorte de chignon en forme d’anneau et le bourrelet adipeux sur les hanches appelé familièrement « poignées d’amour ». Au figuré, il qualifie une personne dénuée d’intelligence ou d’une grande naïveté: face de beigne.

Un trou de beigne est la pâtisserie faite de la boule de pâte retirée du centre d’un beigne non cuit, frite et traditionnellement consommée saupoudrée de sucre en poudre. Au figuré, cette expression évoque une forme d’étalement urbain résultant de la désertion du centre d’une ville au profit des quartiers qui l’entourent ou d’une ville importante au profit des banlieues. L’expression s’asseoir sur son beigne signifie « se reposer sur ses lauriers ».

Une beignerie est un établissement qui fabrique et vend des beignes.

 

Devoir

De quel mot s’agit-il? Très littéraire en français mais très usuel en anglais, cet adjectif signifie « tranquille, silencieux » dans les deux langues.

Q _ _ _ _

Réponse

Quiet. À l’inverse, adroit, potable et sombre, très communs en français, font partie du vocabulaire recherché en anglais. Paradoxalement, on emploie souvent en français la forme anglaise know-how et la forme française savoir-faire en anglais.

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