« Le ciel est haut, la terre est basse; il n’y a que la table et le lit qui soient à la bonne hauteur » (proverbe français). Lit vient du latin lectus, étymon issu d’une racine indoeuropéenne legh- signifiant « coucher » ou « être couché. » Il s’écrit liet dans le dialecte normand, lei en bourguignon, leit en provençal, lét en wallon. Sa forme actuelle en français est attestée au 11e siècle. Le mot désigne le meuble composé principalement d’un cadre rigide de métal ou de bois supportant des parties souples (sommier, matelas) et garni de…
Suite ...Mois : avril 2026
Chant de gorge
« J’ai un remède parfait contre le mal de gorge : coupez-la » (Alfred Hitchcock, 1899-1980). Gorge vient du latin classique gurges « gouffre », « tourbillon d’eau », et, par figure, « gosier ». Onomatopée appliquée d’après les bruits de déglutition et d’expectoration qu’on peut y entendre. Le mot parvient au français au 12e siècle par les formes altérées du latin populaire gorga et du bas latin gurga. Il désigne la partie antérieure du cou de l’être humain. Spécifiquement, sa cavité intérieure à partir de l’arrière-bouche : mal de gorge, inflammation des muqueuses du pharynx et/ou du larynx. Siège de…
Suite ...Clins d’oeil 46-50
Acquis du verbe acquérir désigne le savoir ou l’expérience que possède une personne ou encore un ensemble d’avantages sociaux ou de droits obtenus. Acquit du verbe acquitter s’emploie au Moyen Âge pour « reconnaissance écrite du paiement d’une dette. » Son sens figuré de « se garantir de tout risque d’avoir quelque chose. à se reprocher » devient usuel au 19e siècle : par acquit de conscience, pour avoir la conscience tranquille. Car, dans ce sens, on acquitte sa conscience, on ne l’acquiert pas. Acquit fait partie d’une grande famille étymologique issue du latin quietus « en…
Suite ...Taper les doigts
« Quand le doigt ne sait où aller, il entre dans le nez » (proverbe bété, Côte d’Ivoire). Doigt vient du latin populaire ditus, contraction phonétique du latin classique digitus mais sa racine est indoeuropéenne : deik– « montrer ». En français du 11e siècle, il prend d’abord les formes deie, dei, doi et doit. Sa forme moderne réintroduisant le /g/ latin étymologique mais non prononcé, est attestée depuis le 16e siècle. En anatomie, le mot désigne chacune des « avances libres et mobiles qui terminent la main. » (Georges Cuvier, Leçons d’anatomie comparée, 1805) : les cinq doigts de…
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