Vie de chien

Il existe plus de 600 races de chien. Domestiqué 14 000 ans avant notre ère, nul autre animal n’a été à ce point modelé pour répondre aux besoins de l’homme.

Compagnon fidèle, le chien ne parle pas mais il aboie, glapit, gronde, hurle et jappe. Il est le nez du chasseur, du douanier ou du sauveteur, l’oreille du vigile, l’œil de l’aveugle: chien courant, chien de garde, chien d’agrément.

Issu du latin canis, il désigne le quadrupède de la famille des canidés, son nom formant de nombreux syntagmes: chien de berger, chien de trait, chien d’arrêt, chien de protection, chien de compagnie.

Terme d’injure, fils de chien, ou juron, nom d’un chien, il comporte, dans diverses locutions, une idée de peine: mener une vie de chien, traiter comme un chien, « traiter très mal, sans pitié », éprouver un mal de chien, « faire face à bien des difficultés », malade comme un chien. En revanche, il peut exprimer une idée de charme, de prestance, de détermination: avoir du chien.

Au Québec, on l’emploie beaucoup au féminin: avoir la chienne, « avoir peur »; et comme superlatif: plate en chien, « ennuyeux à l’extrême », temps de chien, « très maussade ».

 

Devoir

De nombreuses locutions ont été formées avec le mot chien. Déterminez d’abord si les dix expressions suivantes relèvent du français standard ou du français québécois en les plaçant à la bonne place dans le tableau; trouvez ensuite ce que chacune signifie.

Expressions Signification
Faire le chien de poche.

Être comme un chien qui jappe après la lune.

Se regarder en chiens de faïence.

Être comme un chien dans l’eau bénite.

Un chien regarde bien un évêque.

Marcher comme un chien qui s’en va aux vêpres.

Garder à quelqu’un un chien de sa chienne.

Son chien est mort.

Vivre comme chien et chat.

Tous les chiens qui aboient ne mordent pas.

 

 

La différence de rang autorise cependant les relations.

Perdu, condamné. Voir s’évaporer tout espoir, manquer de chance.

S’ennuyer à mourir, trouver le temps long.

Les personnes qui crient le plus ne sont pas le plus à craindre.

Lui garder rancune et se promettre de se venger de lui.

Avancer à contrecœur, se défiler après un mauvais coup.

Se considérer avec méfiance, avec une certaine hostilité.

Suivre quelqu’un à la trace, ne pas le lâcher d’une semelle.

Vivre en mauvais termes, en se disputant constamment.

Se retrouver dans une position inconfortable, être pris au dépourvu.

 

 

Expressions du français standard Signification
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
Expressions du français québécois Signification
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 

Réponse

 

Expressions du français standard Signification
Garder à quelqu’un un chien de sa chienne.

 

Lui garder rancune et se promettre de se venger de lui.
Se regarder en chiens de faïence. Se considérer avec méfiance, avec une certaine hostilité.
Vivre comme chien et chat. Vivre en mauvais termes, en se disputant constamment.
Tous les chiens qui aboient ne mordent pas. Les personnes qui crient le plus ne sont pas le plus à craindre.
Un chien regarde bien un évêque. La différence de rang autorise cependant les relations.
Expressions du français québécois Signification
Être comme un chien dans l’eau bénite. Se retrouver dans une position inconfortable, être pris au dépourvu.
Être comme un chien qui jappe après la lune. S’ennuyer à mourir, trouver le temps long.
Marcher comme un chien qui s’en va aux vêpres. Avancer à contrecœur, se défiler après un mauvais coup.
Son chien est mort. Perdu, condamné. Voir s’évaporer tout espoir, manquer de chance.
Faire le chien de poche. Suivre quelqu’un à la trace, ne pas le lâcher d’une semelle; évoque l’idée de soumission.

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