Le nom masculin pluriel confins est issu du latin confinium « limite commune à des champs, à des territoires », d’où, par métonymie, « voisinage » et, au figuré, « état intermédiaire ». Le français reproduit ces valeurs de « parties d’un territoire situées à l’extrémité, à la frontière: aux confins du Sahara; de « point extrême, espace éloigné »: aux confins de l’univers; de « transition »: des cheveux aux confins de la rousseur, « presque roux » (Louis Aragon, 1897-1982). Le dérivé confiner, verbe transitif indirect, signifie d’abord « enfermer », puis réalise…
Suite ...Année : 2020
Rebondissements
Bondir appartient à une famille de verbes latins bombitire, bombitare, bombire exprimant le bourdonnement, le bruit continu. Le passage du sens initial de « résonner » au sens actuel de « sauter » s’expliquerait par un changement de registre : à l’impression auditive des sons qui montent et descendent se serait substituée une impression visuelle. Le verbe signifie « s’élever promptement en l’air par une brusque détente musculaire », « s’élancer précipitamment »: bondir sur ses pieds; et, par figure, « réagir soudainement et fortement sous l’effet d’une émotion vive »: bondir de colère. Moyen de déplacement réservé aux animaux, le…
Suite ...Matière à réflexion
Réflexion est emprunté au bas latin reflexio, « action de tourner en arrière, reflet », dérivé de reflexum, supin de reflectere. Le mot correspond sémantiquement au verbe réfléchir. D’abord employé comme terme de mécanique, il se spécialise en optique pour désigner le phénomène par lequel la lumière est renvoyée par un obstacle, sens qui s’étend au changement de direction d’une onde sonore qui rencontre un corps interposé, à l’origine de syntagmes scientifiques: angle de réflexion, instruments à réflexion; puis s’applique abusivement au rayon calorique: réflexion de la chaleur. Il prend métaphoriquement le…
Suite ...L’affaire est ketchup
C’est par l’anglais, langue de passage, que le français a connu, puis adopté un grand nombre de mots venus d’Asie: polo du tibétain, jute du bengali, jungle de l’hindi, catamaran du tamoul, atoll du cinghalais, thé du malais. Ketchup, conforme à la graphie anglaise, est emprunté au chinois kôe chiap ou kê tsiap « saumure de poisson », peut-être par l’intermédiaire du malais kêchap « goût ». Le mot désigne une sauce industrielle d’origine nord-américaine à base de tomate, de goût sucré et épicé, très éloignée du produit d’origine. Il renvoie à une cuisine…
Suite ...Rhume d’homme
Rhume, orthographié d’abord reume et rume, est refait, vers la fin de 16e siècle, avec le /h/ de son étymon latin rheuma, pris au grec rheuma « eau qui coule », dérivé de rhein « couler ». Le mot est indifféremment masculin ou féminin durant la Renaissance avant de se fixer au masculin en français classique. De l’idée restrictive d’« écoulement d’humeurs », suit celle d’« inflammation de la membrane muqueuse du nez, de la gorge, accompagnée de cet écoulement », d’abord dans la dénomination ancienne rhume de froidure, puis en emploi autonome: attraper un rhume. Rhume de…
Suite ...Objet d’art
Trois simples lettres, cœur de toute expression culturelle. Art est issu du latin ars, artis, « façon d’être. » D’abord féminin, le mot change de genre au 17e siècle, la terminaison étant sentie comme masculine. Le premier groupe d’emplois en français correspond à la valeur générale de « méthode, aptitude, connaissance »: art d’écrire, art de plaire, art de vivre; « habileté acquise par l’étude ou la pratique »: art militaire, art culinaire; « activité supposant une suite d’actions maîtrisées »: art du bijoutier, arts martiaux; « discipline enseignée »: maître ès arts. Par glissement progressif, le mot prend le sens d’« œuvre humaine de…
Suite ...La Genèse, part 2
Après l’annihilation des humains par le Coronavirus, les tiques, les acariens, les puces, les punaises de lit, les pyrales de la farine, les charançons du riz, les dermestes du lard, les anthrènes des tapis, les teignes des vêtements et autres bestioles lilliputiennes repoussantes formant son armée, Dieu décida qu’il n’était plus fâché contre eux et s’attela à la tâche. Le premier jour, il sépara la lumière des ténèbres en créant le jour et la nuit. Il ajouta une 11e loi à sa table des commandements qu’il remettrait plus tard au…
Suite ...La nausée
Premier roman de Jean-Paul Sartre publié en 1938. Qui figure, en 1950, dans la liste du Grand prix des Meilleurs romans du demi-siècle. Allez savoir pourquoi. C’est l’histoire, comprends-tu, d’Antoine Roquentin, la trentaine, qui rédige un ouvrage sur le marquis de Rollebon, un aristocrate du 18e siècle. Mais, ses recherches avançant, il trouve le marquis de plus en plus drabe, source, sans doute, de sa première nausée, et écrit son journal au lieu de rédiger son essai. Journal rempli d’observations sur la société embourgeoisée de Bouville, petite ville où se…
Suite ...Nuances du langage
Nuance, « tonalité d’une teinte », a donné des emplois figurés pour désigner une différence sensible entre choses de même nature et ce qui s’ajoute à l’essentiel pour le modifier légèrement: nuances de la pensée, nuances du langage. S’enquérir ou s’informer? Amasser ou accumuler? Charmes ou attraits? Contentement ou satisfaction? Envie ou jalousie? Lassitude ou fatigue? Idéologies de la moindre agitation : paresse ou fainéantise? Le choix des mots est affaire de perception et de goût. L’ignorant n’a pas appris; l’âne ne peut apprendre. Contrevérité est un substitut adroit à mensonge. La caducité…
Suite ...Sujet tabou
Tabou est la francisation graphique de l’anglais taboo, issu du polynésien tapu « interdit, sacré », rapporté en 1777 par l’explorateur James Cook dans ses relations de voyage. En Mélanésie, aux îles Tonga, aux Marquises, à Hawaï, Tahiti, Samoa et en Nouvelle-Zélande, tapu ou tabu apparaît propre à apprivoiser les forces obscures, à ce qui doit être respecté parce que saint, et craint parce qu’impur. Il s’applique à toute une série d’éléments interdits, des lieux qui ne peuvent être fréquentés, des personnes ou des objets qui ne peuvent être touchés, de mots…
Suite ...Rire comme une baleine
« Rire très fort, sans retenue, à gorge déployée. » Un orang-outan raconte à ses amis: « C’est un gros gorille mâle, comprends-tu, qui se pavane devant une jeune femelle et qui bande ses biceps. Ma belle, sais-tu que dans ce biceps-là, il y a une tonne de dynamite. La femelle écarquille les yeux. Et dans cet autre biceps, il y a deux tonnes de dynamite. La jeune femelle hurle tant et tant que les autres femelles accourent auprès d’elle. Qu’est-ce qu’il y a? Les filles, les filles, il y…
Suite ...Pure race
Race vient de l’italien razza « espèce de gens », du latin ratio « nature, qualité » ou, par aphérèse, de generatio « génération ». Le mot est d’abord employé avec sa définition génétique de « subdivision de l’espèce humaine dont les membres ont des traits héréditaires »: race blanche, race noire. Il désigne ensuite un groupe naturel d’hommes qui présentent des caractères physiques et culturels semblables provenant de traditions et d’un passé communs: appel de la race; s’appliquant, par extension, à l’espèce zoologique: chien de race. Il développe le sens de « famille » considérée dans la suite des…
Suite ...Peau de satin
Satin vient de zaytuni, proprement « de la ville de Zayntun », nom arabe de la ville chinoise Tsia-Toung où l’on fabriquait ce tissu, par l’intermédiaire de l’espagnol aceituni, setuni. Le mot désigne une étoffe de soie, moelleuse et lustrée sur l’endroit sans trame apparente, puis tout tissu de même apparence: draps de satin. Une armure satin est un mode d’entrecroisement des fils de chaîne et de trame d’un tissu propre aux textiles qui présentent une surface lisse et brillante. Satin désigne aussi un feutre à poil court et luisant employé en…
Suite ...Manières d’être
Être est issu du latin populaire essere par le latin classique esse, se rattachant à la racine indo-européenne es- « se trouver ». Comme verbe, il exprime le fait d’exister, le rapport à la conscience: je pense, donc je suis; et relie le sujet à l’attribut: le temps est magnifique. Comme auxiliaire de conjugaison, il forme les temps composés de certains verbes intransitifs et pronominaux: être arrivé, s’être rencontré; ainsi que la forme passive des verbes transitifs: le suspect est surveillé par les policiers. Avec un complément, il marque l’état: être bien; la possession:…
Suite ...Tache d’huile
Huile, d’abord oile, uile, est issu du latin classique oleum, latinisation du grec elaion d’origine indo-européenne. Le /h/ initial non prononcé est introduit au 8e siècle pour distinguer huile et vile, huit et vit, huître et vitre, le /u/ et le /v/ s’écrivant de la même façon au Moyen Âge. Le mot désigne une substance grasse d’origine végétale, animale ou minérale: huile d’olive, huile de ricin, huile de pétrole; le produit obtenu par macération ou décoction de ces substances: huile aromatique, huile solaire; un combustible et un lubrifiant: lampe à…
Suite ...Coup de foudre
Foudre est l’aboutissement phonétique de fuldre, issu du latin populaire fulgura, dérivé du latin classique fulgur et fulgere « briller », en parlant de l’éclair et des astres. Au sens propre, le mot désigne la décharge électrique qui se produit lors d’un orage entre deux nuages ou entre un nuage et le sol, avec une lumière, l’éclair, et une détonation, le tonnerre. Dans la mythologie romaine, il est le faisceau enflammé, arme et attribut de Jupiter, dieu du ciel. Au figuré, par allusion aux anciennes croyances, où la foudre représentait une manifestation…
Suite ...Tique, taque, tuque
Le mot tuque est issu du préroman tukka « colline ». Variété de toque « coiffe de forme ronde », il dénomme en France, au 17e siècle, un abri élevé à l’arrière d’un navire. Il a signifié « montagne; hauteur pointue » dans les parlers des Hautes-Pyrénées. Dans les dictionnaires, le mot est désormais attesté comme québécisme. Au Québec, il désigne, depuis 1659, un bonnet tricoté, souvent en laine, serré à la tête, parfois à bords roulés et surmonté d’un pompon, que l’on porte pour se protéger du froid. La tuque est traditionnellement associée…
Suite ...Rage de dent
Dent est issu du latin dens, dentis, qui désigne l’organe de la manducation chez l’homme ou l’animal. Comme la plupart des noms d’organe, il suscite une terminologie abondante, d’abord comme générique: canines, incisives, molaires. S’agissant de dents humaines, la phraséologie reflète une série de valeurs concrètes et symboliques: dent de lait, dent de sagesse, à belles dents, qui s’oppose à du bout des dents « sans appétit », avoir quelque chose à se mettre sous la dent « manger », claquer des dents (de froid, de peur, de fièvre), sur les dents « être accablé,…
Suite ...Les quatre saisons de l’été
Roman de Grégoire Delacourt publié en 2015. C’est l’histoire, comprends-tu, d’hommes et de femmes qui s’aiment, se croisent, se quittent et se raccommodent comme disait ma mère, à quatre différents âges ou saisons de la vie. Alors qu’ils se trouvent sur les plages du Touquet dans le département du Pas-de-Calais à l’été 1999, juste avant la fin du monde, laquelle n’aura pas lieu. En voici des petits bouts: Première saison. À 15 ans, Louis est amoureux de Victoire, 13 ans. (Assis au bord d’un bassin où nagent des poissons rouges,…
Suite ...Propriétés multiples
Multiple est un emprunt au latin multiplex « qui a beaucoup de plis ». Le français introduit le mot au 16e siècle comme terme de mathématiques: nombre multiple. Il est ensuite employé avec le sens de « constitué de l’adjonction de plusieurs éléments semblables, de plusieurs individualités identiques ou comparables »: prise (électrique) multiple, sujet multiple. Puis il adopte le sens général quasi opposé de « qui n’est pas simple, qui est composé de plusieurs éléments de nature différente »: multiple monde, propriétés multiples, à de multiples reprises. Multiplier, du latin multiplicare, est attesté pour « augmenter »,…
Suite ...Tirer la langue
Le mot langue vient du latin lingua et revêt, en français, les mêmes valeurs que son étymon. Il décrit l’organe charnu, musculeux, allongé et mobile placé dans la cavité buccale: claquement de langue. Que l’on peut sortir en signe d’effort ou de concentration, pour manifester la dérision, pour désigner ardemment quelque chose, pour embrasser goulûment, pour exprimer sa soif et, pourquoi pas, sa soif de savoir: tirer la langue. Par son rôle dans l’articulation des sons, la langue constitue l’organe de la parole chez l’être humain. Et fournit plusieurs emplois…
Suite ...Vie éphémère
Éphémère est un emprunt au grec ephêmeros, « soumis au destin de chaque jour ». En français, il s’emploie au sens de « qui ne dure qu’un jour », « qui se manifeste de manière brève »: succès éphémère, bonheur éphémère. Comme en grec, le mot désigne un insecte qui vit de quelques heures à quelques jours. Éphéméride est introduit au pluriel au sens de « tables astronomiques donnant pour chaque jour de l’année la position des astres ». Au singulier, il désigne un ouvrage groupant les événements qui se sont produits le même jour de l’année à…
Suite ...Apprendre à marcher
Marcher est issu du francique markon « marquer le pas ». Le verbe a le sens de « fouler aux pieds » avant de prendre la valeur usuelle de « se mouvoir à pied »: marcher devant; ou d’« avancer par un autre procédé »: marcher à quatre pattes. Plus généralement, il évoque le fait de « faire mouvement »: marcher au combat. De l’idée de « se mouvoir » vient celle de « fonctionner »: faire marcher une usine. Cette acception est devenue familière et les emplois figurés font équivaloir le verbe à aller: marcher à la ruine, marcher sur ses quatre-vingt ans.…
Suite ...Qui trop embrasse…
La locution proverbiale qui trop embrasse mal étreint évoque l’idée de convoitise, « qui veut trop prendre risque de tout perdre », ou d’ambition déraisonnable, « qui entreprend trop ne réussit pas ». Issu du latin stringere « serrer ». étreindre est d’abord attesté au sens de « ligoter (quelqu’un) » et, dans sa forme pronominale, s’étreindre, « se ceindre ». Il s’emploie au figuré pour « oppresser ». Littéraire, il signifie « appréhender »: étreindre la vérité. Le sens aujourd’hui courant d’« entourer avec les membres en serrant étroitement » est synonyme d’embrasser, enlacer, presser, retenir, serrer. […] une fringale […] de l’étreindre à pleins…
Suite ...Tricoté serré
Le verbe tricoter vient du germanique strikan « caresser, frotter » par l’ancien français triquot puis tricot, diminutif de trique « gourdin ». Il est d’abord employé au sens de « battre quelqu’un à coups de bâton », conservé dans la locution vieillie tricoter les côtes à quelqu’un, puis « courir, sauter, danser », sans doute pour échapper aux coups. Il décrit, en parlant du cheval, le fait de « remuer vivement les pattes sans avancer beaucoup », transposé, à propos d’un coureur cycliste, dans l’action de « pédaler à vive allure avec un petit développement ». Au Québec, cette valeur de…
Suite ...Valse-hésitation
Roman d’Angela Huth publié en anglais en 1970 et traduit en français quarante-huit ans plus tard, en 2018. C’est l’histoire, comprends-tu, de Clare, jolie femme, la trentaine, qui n’arrive pas à trouver l’homme de sa vie. Mariée mais séparée de Jonathan (son deuxième mari), un bon parti mais qui lui tape sur les nerfs par son extrême prévenance. Sitôt leur séparation « pour réfléchir à leur couple », elle est séduite par Joshua, un célibataire désinvolte qui aime bien avoir une femme « interchangeable » dans son lit. Une autre histoire,…
Suite ...Appareil auditif
Le verbe latin audire « entendre » et « écouter », puis « comprendre », a donné ouïr en français mais aussi, par ses dérivés, de nombreux autres mots. Audience désigne le fait d’être écouté, éliminant l’ancien français oïance. Il prend le sens de « séance d’un tribunal »: lever l’audience; d’« entretien accordé par un chef d’État »: audience papale; d’« assistance » (d’un orateur), concurrencée par auditoire, « ensemble d’auditeurs »: endormir l’auditoire; et, sous l’influence de l’anglais audience, « public touché par une émission »: analyse de l’audience. Audition désigne la faculté d’entendre les sons, puis s’applique à l’action d’écouter: audition d’un…
Suite ...Se fendre en quatre
Fendre est l’aboutissement du latin findere « ouvrir, diviser ». Le verbe signifie « couper avec force un corps solide, le plus souvent dans le sens de la longueur: fendre du bois. Par analogie, il prend le sens de « pénétrer une matière en séparant »: la charrue fend la terre; « s’ouvrir un chemin à travers un fluide »: le navire fend les flots; ou une masse: la star fend la foule. Par métaphore, il désigne le fait d’éprouver un vif sentiment de pitié, de déchirement: fendre le cœur, fendre l’âme. La forme pronominale se fendre…
Suite ...Lettre au Père Noël 27
Michelle, de la Direction des communications, était l’organisatrice de la distribution de cadeaux par les employés du Ministère. Celle aux enfants d’une école se trouvant dans un milieu défavorisé. Elle se rendit directement vers lui et pigea dans une pile de feuilles. « Tiens, voici la lettre 27 de Katia, la petite fille à qui tu donneras un cadeau cette année. » Katia avait écrit, en lettres carrées, qu’elle était une élève de l’école primaire Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours dans l’arrondissement Sud-Ouest de Montréal. Elle avait 8 ans: « PÈRE NOËL, J’AIMERAIS AVOIR UNE…
Suite ...En vrac
Vrac est la réfection de waracq, un emprunt au néerlandais wrac, wraec « gâté, mal salé ». Au 17e siècle, le mot désigne du hareng mis dans des barils sans y être rangé par lits, « sec, essuyé et bien conditionné », note Nicot dans Le Thresor de la langue française en 1606. En moyen français, hareng waracq signifie « hareng de qualité inférieure ». La locution en vrac s’emploie d’abord en parlant du poisson puis, plus largement, de produits, d’objets réunis ou transportés pêle-mêle, sans emballage, sans être arrimés ou contenus dans des sacs, des caisses: marchandises…
Suite ...Roman-fleuve
Roman est issu du latin populaire romanice, « à la manière des Romains ». Le mot s’applique à la langue parlée dans la partie Nord de la France, opposée au latin qui était la langue écrite et savante, et au germanique des Francs, le francique, décrivant, du 5e au 10e siècle, un état de la langue chronologiquement intermédiaire entre le bas latin et l’ancien français. Au Moyen Age, il évoque un récit en vers adapté des anciennes légendes de la littérature latine où dominent les aventures galantes et fabuleuses: roman courtois, roman de…
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